Pour me joindre...

Réception des œuvres ...

Le Village et la Ville

Je considère que c’est un sujet intéressant. Le style est très particulier et original. Il me fait penser à des nouvelles de Edgar Allan Poe. Texte complet ...

Jeanine FÉRAL,
Université de Montréal

Le Village et la Ville

« Et dans l’esseulement, je n’aimerai que moi-même, et ne vais pas créer de ces rêves aux chairs consolantes » (« Sables », p. 75). Cette citation nie chez l’auteur la volonté de rêves d’évasion et explique les nombreux fantasmes et les éléments merveilleux qui servent à l’invasion d’un univers aux coordonnées floues.

D’une part, l’espace constitue une sorte de « no man’s land » où vivent surtout des solitaires, des reclus, des bannis ; d’autre part, le jeu du temps (capital) est lié à des rites, aussi bien dans ces cycles essentiels que dans l’atemporalité qui confère sagesse et pouvoir aux personnages vieux. En raison de l’incommunicabilité, la relation à la nature (arbre, soleil, ruisseau) se trouve valorisée, et l’humanité, masse indifférente et oublieuse des rites, devient bientôt introuvable (« L’Ermite »). De plus, l’amour est associé à la blessure/douleur/faute/culpabilité, au sacrifice même, et la femme, en refusant l’amour physique, refuse l’entrée en elle des forces qu’incarnent les bêtes nécrophages.

Fond et forme frappent par leur originalité dans le corpus québécois. Les apostrophes, l’ellipse fréquente d’articles et de sujets suggèrent le ton de ces six textes où se retrouvent trop d’erreurs typographiques et une importante erreur de montage. Le souci de précision lexicale et quelques heureuses originalités stylistiques font oublier la lourdeur de quelques inversions, procédés que l’auteur a largement mis à profit dans ce premier livre.

 Histoires simples et sorcelleries

[…] Les sorcelleries lyriques de Denys Gagnon sont plus turbulentes. De la concision, […], mais un phrasé impressionniste, souvent découpé au scalpel, qui glisse dans le sang des humains et le ventre des pierres pour y dépister la mort, le silence fondamental des êtres. Car, dans cette écriture dure et poétique qui nous livre des récits inquiétants, le défi suprême reste de trouver un sens à la vie. Texte complet...

Madeleine OUELLETTE-MICHALSKA : Le Devoir, 3 avril 1982

Léonce CANTIN : Québec français, octobre 1981

 Le nouveau souffle littéraire

Quelques labels de qualité

[…] À côté de ces femmes, une nouvelle génération d’hommes n’est certes pas étrangère à ce monde en changement. Ils renouvellent eux aussi l’univers de la fiction : dans leurs livres, des enfants souffrent et meurent, le monde est dévoré par le cancer de la violence. Lisez surtout Pierre Billon (L’Enfant du cinquième étage) et Denys Gagnon (Le Village et la Ville). […]

Jean ROYER : Le Devoir, 8 janvier 1983

Page 1 2 3 4 5 6
Go to top of page