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Chants et silences des trois créatures

Parution : Novembre 2006

« Tu es ceux qui attisent les brouillards et les brumes de ton flamboiement, et qui les résorbent ; le seul parmi tous dont les flancs soient pères, mon Centaure, et vaisseaux fraternels. Et plus encore que ne le sont les Gardiens du feu, tu es ceux que leurs flammes embraseront. »


Les chants sont tombés. Le silence est vaste, et tel qu’on y trouve aussi l’éloquence d’un visage au nom plus précieux que toute chose — car il est d’une ardente absence.

Quelles sont-elles, ces trois voix redressées comme les corps le sont ?

Créatures.

L’Antique Serpent, peut-être encore ce dragon de légendes, car les nuits sont moirées de formes incertaines et les lieux sont de terres et de ciels écroulés.

À son discours, succèdent — ou s’y superposent — les paroles et l’énigme de la Sphinx, auxquelles ne répond qu’à peine un geste d’homme, marqué de désir, de présence et d’absolu.

Puis, tombent les nuits accomplies du Centaure, culminant en blessure pour un corps en gloire.

Illustré par Gabriel Gebka d’une Flamme des cavernes aux silhouettes dansantes ou vaincues, le livre apparaît devant moi comme d’une signature unifiée, achevé par les soins d’Hélène Matteau, de Louis Gauvin et de Benoît Lavoie.

C’est par eux que les Chants et silences sont rendus visibles ; que, de page en page, les mots, désormais, se feront presque entendre.

Par les Éditions de cinq heures, dont la griffe constellée a été réalisée par Fernando Urbano.

Denys Gagnon